Vive les repas en famille!

Vive les repas en famille !

En France, la tradition culinaire est forte et le repas de famille reste un rituel savoureux et apprécié. Ce geste alimentaire est entouré de codes, appris dès le plus jeune âge, et il représente un moment essentiel de socialisation. Et parfois cuisiner en famille autour d’une plancha ou barbecue devient un jeu!

Le temps du repas est une pause et doit rester un moment convivial.

Repas classiques du quotidien, repas traditionnels du dimanche midi, repas festifs pour les occasions spéciales… Tous ont leur importance, et participent, à leur manière, à la construction de la famille et de son histoire. Si auparavant les repas étaient silencieux et solennels, désormais c’est un moment de partage, chacun raconte sa journée, des projets et envies. C’est un moment de rencontre qui peux aussi être très agité. Attention à ce que ce moment ne devienne pas gestionnaire de conflits. Chacun doit pouvoir se retrouver sans stress, le règlement de compte n’y a pas sa place.

Se réunir en famille ou entre amis, autour d’un repas, joue un rôle important dans l’appréciation et l’appréhension de ce que l’on mange et c’est un moyen avéré de lutter contre l’obésité.
Une étude menée sur plus de 180 000 enfants et adolescents âgés de 3 à 17 ans nous le rappelle : les personnes qui prennent régulièrement leur repas en famille auraient une meilleure alimentation que les autres et moins de risques d’obésité.
Chez ceux qui mangent plus de trois fois par semaine avec leur famille, le risque d’excès de poids est ainsi réduit. Lors de ces repas les enfants consomment fruits, légumes, vitamines et grignotent ainsi moins de sucrerie, de fritures et de soda hors des repas.

Dès le plus jeune âge, le repas est donc un moment d’apprentissage clé

Les repas pris en commun passent, dans une multitude de sociétés, pour créer entre ceux qui y assistent un lien de parenté artificielle. Des parents, en effet, sont des êtres qui sont naturellement faits de la même chair et du même sang. Mais l’alimentation refait sans cesse la substance de l’organisme. Une commune alimentation peut donc produire les mêmes effets qu’une commune origine.

Bien sûr, le repas est l’occasion de discuter des événements de la journée, des problèmes courants ou de sujets plus abstraits, de prendre connaissance des besoins et intérêts des membres de la famille, ainsi que de transmettre les histoires familiales . Mais c’est aussi l’occasion, pour l’enfant, de faire l’apprentissage de la vie sociale, des modèles d’interaction et des règles de savoir-vivre; d’assimiler les normes quant aux rôles des divers membres de sa famille et des personnages, enfants ou adultes, qui peuplent les conversations autour de la table.

L’ampleur des bienfaits du repas familial est par ailleurs fonction de la structure familiale et de l’environnement dans lequel évolue l’enfant. Young et Fors (2001) ont ainsi observé une relation positive entre les niveaux de communication familiale et le degré de surveillance parentale, d’une part, et l’adoption de bonnes habitudes alimentaires chez des enfants et de jeunes adolescents, d’autre part. Ils démontrèrent que le taux d’enfants et de jeunes adolescents ayant un régime santé est fonction du nombre d’heures passées par les parents à la maison.  Au total, leur étude démontre que la présence des parents, contribue à transmettre de bonnes habitudes alimentaires chez l’enfant, en lui inculquant une meilleure maîtrise de soi.